4,4 milliards d’euros pour le réseau RGTR financé jusqu'en 2038

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Publizéiert le 25.06.2026 à 13h07 Update le 25.06.2026 à 13h09

Le projet de loi visant à revoir à la hausse et à prolonger jusqu'en 2038 le financement du réseau d'autobus RGTR a été présenté à la Commission de la Mobilité. 

Le projet de loi vise à permettre au gouvernement d'ajuster les dépenses liées au financement des bus publics et de les prolonger de 2032 jusqu'en 2038.

Adopté en 2021 pour une durée de 10 ans, le premier texte de financement du réseau RGTR fait aujourd'hui l'objet d'une adaptation rendue nécessaire par l'évolution des besoins, a expliqué la Ministre Yuriko Backes lors de la présentation du projet de loi en commission parlementaire. Le projet de loi porte ainsi l'enveloppe budgétaire de 1,26 milliard à 4,4 milliards d'euros et prolonge l'échéance du dispositif de six ans, jusqu'au 31 décembre 2038, afin de garantir la continuité du service public et d'anticiper le renouvellement progressif des 32 lots de marchés publics concernés, tout en couvrant les effets de l'inflation et les dépenses imprévues. La Ministre Yuriko Backes a rappelé aux parlementaires que le réseau transporte actuellement 135 000 passagers par jour et contribue activement à la réduction du trafic automobile.

 

Face aux députés,  la Ministre Yuriko Backes a encore expliqué que cette augmentation importante du budget s'explique par une croissance soutenue de la population, de l'emploi et des flux de déplacements, en particulier sur les axes interurbains et transfrontaliers. Cette évolution impose un développement du réseau RGTR pour répondre efficacement à la demande croissante, notamment avec de nouvelles lignes dans le sud du pays. La qualité du service constitue également un enjeu central : ponctualité, fréquence et régularité devront être améliorées pour renforcer l'attractivité du transport public. Les autobus devront par ailleurs être sûrs — avec notamment l'installation de systèmes de caméras —, écologiques et confortables, dans le cadre des objectifs de décarbonisation et d'électrification de la flotte. 

 

Au cours de l'échange de vues, un député de l'opposition a demandé à la Ministre de transmettre aux membres de la commission une fiche financière plus détaillée, afin de mieux comprendre l'augmentation de l'enveloppe de 1,26 milliard à 4,4 milliards d'euros. Il souhaitait notamment distinguer la part imputable à la prolongation des contrats, celle liée à l'inflation et à la hausse des prix, et celle correspondant à de nouvelles prestations. Il a également soulevé la question de savoir si la loi de 2021 n'avait pas reposé sur des hypothèses trop optimistes. Un autre député s'est quant à lui renseigné sur les modalités de publication du marché public, et la Ministre a assuré qu'il s'agissait d'un marché européen publié en bonne et due forme.

Aviation policière

Un autre point à l'ordre du jour de la commission parlementaire était notamment le projet de loi 8653 visant à créer un cadre législatif national pour l'aviation policière, afin de permettre à la Police grand-ducale d'exploiter pleinement ses deux hélicoptères Airbus H145M, actuellement limités par les règles de l'aviation civile européenne.

Revoir le replay de la présentation et des discussions: