Une motion propose de renforcer la résilience du Luxembourg avec un service civil volontaire

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Publié le 13.07.2026 à 11h16 Mis à jour le 13.07.2026 à 11h32

Introduire un service civil volontaire pour rendre le Luxembourg plus résilient : c'est l'objectif d'une motion de la députée Liz Braz, discutée ce lundi matin au sein de la Commission des Institutions.

Dans le cadre du service civil volontaire proposé par la motion de Liz Braz, des compétences numériques et digitales pourraient être mises à disposition de l'État.

La motion de la députée socialiste demande au gouvernement de présenter à la Chambre, dans un délai d'un an, un concept pour un nouveau service civil sur base volontaire, destiné à aider la société là où elle en aurait besoin — que ce soit dans le domaine de la santé, de l'environnement lors de catastrophes naturelles, lors d'une pandémie, ou encore dans le domaine du numérique. L'objectif est de motiver les citoyens à contribuer, avec leurs compétences, à la résilience nationale, a expliqué Liz Braz à ses collègues.

 

Un autre point central de la motion est la demande adressée au gouvernement de créer un « Skill-Mapping » (cartographie des compétences), afin de documenter les compétences présentes au sein de la population — ce qui faciliterait la répartition des rôles en cas de crise.

 

Au cours des discussions, les députés ont notamment voulu savoir en quoi ce service civil volontaire se distinguerait des dispositifs existants, à savoir les pompiers volontaires au sein du CGDIS ou encore le service volontaire proposé par le SNJ. Liz Braz a expliqué que l'idée serait que l'État coordonne et centralise ce service civil volontaire, afin d'avoir un meilleur aperçu de la répartition des compétences dans le pays. En outre, l'objectif ne serait pas seulement de sensibiliser les jeunes à ce service civil, mais également les personnes au chômage ou à la retraite. À plusieurs reprises, la députée a souligné le caractère volontaire d'un tel service, précisant que le but n'est pas seulement de mettre ses compétences à disposition de l'État, mais aussi d'en acquérir de nouvelles là où l'État en aurait besoin. Les députés se sont notamment renseignés sur la durée d'un tel service civil et sur les modalités de rémunération. La députée a mis en avant qu'il existait plusieurs modèles au sein de l'Union européenne, allant de 4 semaines à un an, et allant de l'absence de rémunération à des rémunérations mensuelles, toujours prises en charge par l'État.

Plusieurs membres de la Commission des Institutions ont souligné que cette motion s'inscrit dans la stratégie plus large du gouvernement visant à renforcer la résilience du pays.

 

Concernant les prochaines étapes, les membres de la Commission de la Défense prendront également connaissance de la motion, et les députés en discuteront au sein de leurs groupes parlementaires respectifs.

Revoir le replay des discussions en commission :