Comment réduire l’exposition des citoyens aux polluants éternels ?

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Publié le 01.07.2026 à 16h49 Mis à jour le 01.07.2026 à 16h49

Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), aussi appelées « polluants éternels », sont associées à différents effets néfastes sur la santé. Les jeunes enfants figurent parmi les populations particulièrement sensibles à certaines de ces substances. Les parlementaires ont souhaité aborder cette question et ont invité quatre ministres concernés par cette problématique à l’occasion d’une réunion de commission jointe afin de les interroger sur leurs ambitions en la matière.

Les polluants éternels représentent un enjeu de santé publique important.

Pas moins de quatre membres du Gouvernement étaient présents lors de la réunion de ce 1er juillet pour répondre aux questions des députés de quatre commissions parlementaires, illustrant la complexité de la thématique. Les Ministres Martine Hansen (Agriculture et Protection des Consommateurs), Serge Wilmes (Environnement), Marc Spautz (Travail) et Martine Deprez (Santé) ont répondu aux questions des députés selon leur implication dans cette thématique technique. Une première réunion avait eu lieu en mars 2026. Le 1er Rapport interministériel « PFAS » avait été présenté, mais la discussion n’avait pas pu être achevée.

Des questions sur les résidus de pesticides dans les aliments et la présence des « polluants persistants »

Quelles mesures sont prévues pour protéger la population des PFAS ?

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L’échange lors de cette nouvelle réunion élargie a porté sur plusieurs angles. Il s’agissait notamment d’aborder les ambitions du Gouvernement en ce qui concerne la réduction du recours aux pesticides dans l’agriculture. Autre sujet important, celui d’avancer sur plusieurs états des lieux, dont l’analyse de la présence des polluants éternels dans les différentes formes d’eau auxquelles les citoyens peuvent être exposés (eau potable, sources, pluie, etc.), mais aussi le rôle de l’industrie en ce qui concerne le rejet de PFAS. Enfin, une motion des députés s’est intéressée particulièrement à l’exposition aux polluants éternels et au TFA (acide trifluoroacétique), un composé persistant également concerné par les discussions, dans le cadre du monde du travail. Ce document propose notamment de réaliser une cartographie des secteurs professionnels et des postes de travail, tout en promouvant la prise en charge médicale et l'indemnisation des personnes ayant développé des pathologies.

 

Quel équilibre entre urgence d’agir et besoin d’informations supplémentaires ?

 

Plusieurs députés de l’opposition ont insisté sur l’urgence d’agir dans ce dossier, soulignant que les dangers des polluants éternels n’étaient plus à prouver et qu’il fallait désormais passer à des mesures concrètes pour réduire leur impact sur la population. Il faudrait notamment agir en matière de réduction des pesticides autour des zones de protection de l'eau potable. Ils ont indiqué qu’ils estiment qu’il faut mettre en place un calendrier d’action concret. 

 

Les représentants du Gouvernement ont affirmé que si des actions étaient déjà engagées, il restait nécessaire de poursuivre les campagnes de mesures et la coordination interministérielle afin de cibler les interventions les plus efficaces. Ils ont également détaillé plusieurs mesures déjà entreprises depuis la réunion de mars 2026. 

 

Un groupe de travail interministériel (présidence Environnement, vice-présidence Santé) est actif et sera formalisé en été. Des réunions auraient déjà eu lieu entre ministères. Des campagnes de mesures du TFA et des PFAS dans l'eau potable, les eaux souterraines, l'eau de pluie, les boues d'épuration, les aliments et les eaux minérales seraient également en cours. Une collaboration avec la FEDIL devrait permettre d’identifier les usages des PFAS dans les entreprises. La Ministre de la Santé a également indiqué que la campagne d'information consacrée aux 1000 premiers jours de l'enfant pourrait intégrer des messages relatifs à l'exposition aux PFAS et à d'autres substances chimiques.

 

Parmi les autres points soulevés par les représentants du Gouvernement, la Ministre de l’Agriculture et de la Protection des Consommateurs a souligné que le secteur de l’agriculture ne représenterait qu’une partie des émissions de polluants éternels. Selon la Ministre, 75 % des émissions de TFA seraient liées à d’autres sources (climatisation, industrie, plastiques...). Le Ministre de l’Environnement a pour sa part affirmé qu’une initiative au niveau de la Commission européenne était selon lui nécessaire pour lutter contre les PFAS.

 

L’intégralité de l’échange est disponible en rediffusion :