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Publié le 08.09.2022 à 11h37 Mis à jour le 30.09.2022 à 10h07

« Zesumme spueren - Zesummenhalen »

En amont d’une conférence de presse sur la stratégie nationale de réduction de la demande d'énergie, plus précisément de la consommation en gaz, le Ministre de l’Energie Claude Turmes a donné des explications aux membres de la Commission de l’Environnement, du Climat, de l’Energie et de l’Aménagement du territoire le jeudi 8 septembre 2022.

Dans une première phase, la consommation en gaz naturel devrait baisser de 15% entre le 1er août 2022 et le 31 mars 2023 sur base volontaire. Il s’agirait donc d’une baisse de la consommation de 970GWh au Grand-Duché. Les entreprises, ménages privés, autorités communales et étatiques sont visés par cette stratégie. En mars 2023, le Ministre fera le bilan de l’efficacité des mesures envisagées. Si entretemps des urgences en énergie se présentent, une phase avec des réductions obligatoires sera déclenchée, a précisé le Ministre Claude Turmes. Dans une troisième phase, un plan délestage sera mis en place. Actuellement, les autorités travaillent sur l’élaboration de ce plan, selon le Ministre.

20 degrés en hiver  

La stratégie nationale présentée aujourd’hui prévoit la baisse de la température dans les bâtiments publics et communaux à 20 degrés. Selon le Ministre, il a été observé qu’en ce qui concerne la consommation en énergie en hiver, chauffer les bâtiments est le facteur le plus important. Les députés se sont demandés pourquoi cette limite de 20 degrés a été retenue. Le Ministre a répondu que cette décision a été prise en considérant les recommandations de l’Inspection du Travail et des Mines. Celles-ci prévoient que la température générale dans les lieux de travail ne doit pas tomber en-dessous de 20 degrés. Une autre mesure envisagée pour économiser de l’énergie est l’optimisation de l’éclairage, par exemple de l’éclairage routier ou des bâtiments. Les mesures s’appliqueront dans une première phase à une centaine de bâtiments. Dans ce contexte, une députée a soulevé la question pourquoi la mesure ne serait pas appliquée de manière généralisée.

 

D’autres questions concernaient l’utilisation du nucléaire dans l’approvisionnement en énergie, le marché de l’électricité, le plan de délestage ou encore le soutien aux personnes vivant dans des situations précaires. Dans ce dernier cas de figure, un député a voulu savoir comment les ménages qui actuellement ont déjà baissé leur consommation en énergie, vu l’évolution des prix depuis plusieurs mois, sont soutenus. Le Ministre a souligné que ces personnes peuvent entre autres s’adresser aux conseillers de la « Klima-Agence » pour optimiser leur consommation. Il a également renvoyé à une future réunion de la Tripartite.

Pas de retour en arrière

Dans le contexte de la crise énergétique, il ne fallait pas faire de pas en arrière en ce qui concerne la lutte contre le changement climatique. C’était un autre message de Claude Turmes. Certaines mesures devraient être prises dans l’urgence, ceci ne signifierait cependant pas que la lutte s’atténuerait.