Budget 2026 : recettes et dépenses progressent au même rythme à mi-exercice
Au 30 juin 2026, les dépenses de l'administration centrale s'élevaient à 16,28 milliards d'euros, soit une hausse de 8,9 % par rapport à la même date en 2025. Les recettes atteignaient 16,17 milliards d'euros, en progression de 9 %. Le solde de l'administration centrale restait quasiment stable, à -104 millions d'euros contre -111 millions un an plus tôt.
Le Ministre des Finances Gilles Roth a présenté, ce lundi 13 juillet, aux députés des commissions de l’Exécution budgétaire et des Finances l’état budgétaire. Cette présentation est effectuée régulièrement et se base sur les chiffres de référence à la même date lors de l’exercice budgétaire précédent afin de permettre de comparer l’évolution du budget.
Le Ministre a souligné une bonne progression des recettes des administrations fiscales, qui augmentent globalement de 10,8 % par rapport à la fin juin 2025. Les dépenses progressent également de manière soutenue, largement sous l'effet de la hausse des rémunérations des salariés et des investissements publics.
Parmi les points particuliers abordés lors de cet échange figurait un héritage exceptionnel qui a rapporté 493 millions d’euros en droits de succession à l’État et a donc augmenté les recettes de manière significative. Les députés ont à plusieurs reprises abordé cette recette, qu’ils ont qualifiée de « one-shot ». Sans celle-ci, la progression des recettes aurait été sensiblement plus faible que la progression des dépenses, ont-ils souligné.
À ce sujet, un député de l’opposition a voulu savoir si le gouvernement disposait de moyens lui permettant d'identifier d'autres patrimoines comparables. Gilles Roth a affirmé que ce n’était pas le cas, vu que le Luxembourg a aboli l’impôt sur la fortune des personnes physiques à l’occasion d’une réforme en 2005.
Les recettes liées aux droits d’accises sur les tabacs ont été abordées par les députés. Celles-ci connaissent un recul de 4,1 % par rapport au 30 juin 2025 et s’établissent à 621 millions d’euros. Le Ministre a notamment affirmé penser que cela était lié à un renforcement des contrôles dans les pays voisins et au marché parallèle.
Le Luxembourg peut-il contenir sa dette ?
Au 30 juin 2026, la dette publique s’établit à 26,5 milliards d’euros, soit 28,3 % du PIB. Les députés ont notamment interrogé le Ministre sur la capacité du Luxembourg à maintenir sa dette sous le seuil de 30 % du PIB, alors que certaines projections du Fonds monétaire international évoquent une hausse plus importante à moyen terme.
Le Ministre des Finances s'est dit confiant dans la capacité du Luxembourg à maintenir sa dette sous le seuil de 30 % du PIB, tout en reconnaissant que cet objectif dépendra notamment de l'évolution de la conjoncture internationale. Il a également indiqué vouloir contenir davantage la progression des dépenses publiques.