Un solde budgétaire positif, mais en recul, à hauteur de 59 millions d’euros au 31 mars 2026

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Publié le 21.04.2026 à 16h19 Mis à jour le 21.04.2026 à 16h19

Par rapport à la même date, il y a un an, les dépenses de l’Administration centrale ont augmenté de 8,6%, pour atteindre les 7,86 milliards d’euros. Les recettes progressent de 4,5% et s’élèvent à 7,9 milliards d’euros. Le solde au 31 mars 2025 était de 337 millions d’euros, il s’établit à 59 millions d’euros au 31 mars 2026, un recul de 278 millions d’euros. 

Le Ministre des Finances Gilles Roth a présenté, ce mardi 21 avril, aux députés des commissions de l’Exécution budgétaire et des Finances l’état budgétaire au 31 mars 2026. Cette présentation est effectuée régulièrement et se base sur les chiffres de référence à la même date lors de l’exercice budgétaire précédent afin de permettre de comparer l’évolution du budget.

Globalement, le Ministre des Finances a affirmé que le solde n’était pas exceptionnel, tout en se félicitant qu’il demeure positif au 31 mars 2026. L’impôt sur les collectivités ( -11,8 %, 1,21 milliard) et la taxe sur la valeur ajoutée (+ 17%, 1,66 milliard) se développent de manière assez stable. Selon le ministre, ces évolutions sont de nature à rassurer. Il n’y aurait pas de « recul majeur à constater », malgré un repli sur les accises, notamment sur les tabacs manufacturés. Les revenus chutent ici de 15,9 % par rapport à l’exercice précédent, et s’établissent à 271,9 millions d’euros au 31 mars 2026. 

 

Interrogé sur ce point par les députés, le Ministre a réaffirmé son opposition à la proposition de l’UE visant à réviser la directive sur la taxation du tabac pour augmenter les taux minimaux d'accises dans l'UE. La nouvelle proposition soumise le 20 avril par Chypre, qui assure actuellement la présidence du Conseil de l'Union européenne, n’aurait pas encore été analysée par ses services, a affirmé le Ministre.

 

Au sujet de la situation budgétaire en général, Gilles Roth a affirmé qu’il fallait désormais faire preuve de prudence, dans le contexte d’une situation internationale incertaine, liée notamment au conflit au Moyen-Orient. Un objectif cité est celui de réduire la progression des dépenses aux alentours de 2% pour se rapprocher de la « moyenne historique ».

 

Comment réduire « l’effet ciseau » entre dépenses et revenus ?

 

La Présidente de la Commission des Finances Diane Adehm a notamment voulu savoir comment le Ministre comptait s’y prendre pour réduire « l’effet ciseau » qui voit les dépenses progresser plus rapidement que les recettes. Le Président de la Commission de l’Exécution budgétaire Frantz Fayot est allé dans la même direction dans ses questions, citant un contexte de « stagnation européenne ».

 

Gilles Roth a affirmé compter sur une progression dynamique des recettes, notamment en ce qui concerne les revenus liés à la place financière, et a souligné qu’il pensait que cela se reflétera dans les rentrées fiscales à venir. 

 

La question de l’impact financier de l’aide au développement a été évoquée. Ce sujet a récemment été abordé à la Chambre des Députés dans le cadre du débat sur la politique de coopération. Une des questions est celle de l’opportunité d’inclure les dépenses en matière d’environnement dans le 1% du revenu national brut (RNB) consacré à l’aide au développement, ce qui est contraire au « principe d’additionalité » et n’est pas souhaité par une partie des députés. Interrogé à ce sujet, le Ministre des Finances a notamment affirmé qu’il fallait se concentrer sur une politique stratégique d’investissement dans le développement.  

 

La discussion a encore porté sur les évolutions en ce qui concerne le marché du logement, notamment sur les ventes en l'état futur d'achèvement (VEFA), secteur que le gouvernement a cherché à redynamiser avec plusieurs initiatives. 

 

Mardi prochain, les députés des commissions des Finances et de l’Économie se réuniront pour débattre du Rapport d’avancement annuel 2026 (RAA). Ce document est à soumettre chaque année par les États membres de l’UE à la Commission européenne pour rendre compte de la mise en œuvre de leurs engagements économiques, budgétaires et structurels.

 

La dernière présentation de l’évolution budgétaire avait été effectuée en février 2026.

L’évolution budgétaire au 31 décembre 2025

Le solde au 31 décembre 2025 est négatif, avec un déficit de 1,04 milliard d’euros.

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