La paix et la sécurité dans l’espace francophone
La Commission politique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) s’est réunie à Siem Reap, au Cambodge, du 2 au 4 mai 2026, à l’invitation de la section cambodgienne. Les travaux ont porté sur plusieurs enjeux majeurs : l’encadrement de l’intelligence artificielle (IA) dans les parlements, la modification des Statuts de l’APF ainsi que des défis politiques liés à la paix, à la sécurité et à l’Etat de droit dans l’espace francophone.
L’intelligence artificielle au service de la démocratie parlementaire
En marge de la Commission politique la section cambodgienne et l’APF ont organisé un séminaire consacré à l’encadrement et à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les institutions parlementaires. Des représentants d’une quinzaine de parlements y ont échangé sur le rôle du législateur face aux transformations numériques et sur les opportunités qu’offrent les outils d’IA dans le travail parlementaire.
Les discussions ont également permis de partager des expériences concrètes concernant l’intégration progressive de ces technologies dans les procédures législatives et administratives.
À cette occasion, Mars Di Bartolomeo a souligné l’importance d’un cadre clair et responsable pour l’utilisation de l’IA afin de protéger le processus démocratique, de lutter contre la désinformation et de prévenir toute tentative d’influence sur les débats et les votes démocratiques.
Les défis politiques dans l’espace francophone
La Commission politique a également examiné plusieurs rapports portant notamment sur l’abolition de la peine de mort, la lutte contre la torture, les processus de réconciliation nationale et de justice transitionnelle, ainsi que les enjeux liés au numérique et aux droits humains.
Les membres de la Commission ont par ailleurs échangé sur les manières dont les institutions parlementaires peuvent soutenir et accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable.
À l’issue des travaux, la Commission politique a adopté une résolution appelant au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume du Cambodge, ainsi qu’au règlement pacifique des différends conformément au droit international.
Finalement, la Commission politique a fait le point sur les situations politiques au sein de l’espace francophone. Elle a décidé de suspendre la Guinée-Bissau de l’APF suite au coup d’État militaire intervenu fin 2025 et de placer la section du Madagascar sous statut de transition.
Lors des échanges, Mars Di Bartolomeo a réaffirmé l’attachement du Luxembourg au respect de l’intégrité territoriale des États, à la poursuite des efforts diplomatiques entre nations en conflit et au respect de l’État de droit tant au niveau national qu’international.
Une modernisation des statuts de l’APF
Le Groupe de travail de la Commission politique s’est également réuni afin d’examiner plusieurs pistes de réforme des statuts de l’APF. Ces réflexions visent à renforcer le caractère international de l’Assemblée et à lui permettre de répondre plus efficacement aux nouveaux défis de la diplomatie parlementaire.
Dans ce contexte, Mars Di Bartolomeo a présenté différentes propositions destinées à améliorer les processus de gestion de l’Assemblée et d’en renforcer les pouvoirs des postes à responsabilité. Les statuts ainsi modifiés seront approuvés lors de la prochaine réunion de la Séance plénière à Yaoundé au Cameroun.