Le souvenir des enrôlés de force et de la grève nationale de 1942

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Publié le 31.08.2026 à 18h50 Mis à jour le 31.08.2026 à 20h30

Les commémorations traditionnelles dédiées respectivement à l'enrôlement de force des générations de 1920 à 1924 et à la grève nationale qui s'en est suivie se sont tenues ces 30 et 31 août 2026. Le Président de la Chambre des Députés Claude Wiseler, le Vice-Président Andrée Bauler et certains députés ont assisté aux cérémonies.

Le Président de la Chambre des Députés Claude Wiseler lors de son discours à l'occasion de la commémoration dédiée aux enrôlés de force à Limpertsberg.

L’enrôlement forcé des jeunes Luxembourgeois entre 18 et 22 ans est proclamé par le Gauleiter Gustav Simon le 30 août 1942 au hall des foires à Limpertsberg. Le lendemain, une grève d’ouvriers luxembourgeois éclate à la tannerie Idéal à Wiltz. Ils protestent contre cette conscription forcée dans la Wehrmacht. Le mouvement s’étend rapidement à tout le pays pour devenir une grève nationale dirigée contre l’occupant qui cherche aussi à effacer l’identité luxembourgeoise de la population. Le régime nazi répond par la violence et 21 grévistes sont fusillés.

 

Claude Wiseler a affirmé que tant l’enrôlement forcé que la grève nationale font partie de la mémoire collective de la population luxembourgeoise. Le Président de la Chambre a aussi souligné que la grève nationale demeure jusqu’à aujourd’hui un symbole de la volonté des Luxembourgeois de défendre leur identité alors qu’ils étaient bien conscients des conséquences qu’un tel soulèvement allait avoir. « Si hunn als Vollek ‘nee’ gesot zur Okkupatioun, a si wossten datt et Konsequenzen hätt».

 

 

© Commune de Wiltz

Claude Wiseler a par ailleurs fait référence aux leçons qu’il est possible de tirer des réactions de la population luxembourgeoise en 1942. « Les Luxembourgeois se sont engagés pour la liberté de leur pays mais aussi pour la démocratie et l’état de droit. Je pense que nous sommes aujourd’hui toujours prêts à nous engager pour ces valeurs », a conclu le Président du Parlement.