Un centre de test spatial à Kockelscheuer

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Publié le 04.06.2026 à 12h04 Mis à jour le 04.06.2026 à 12h04

Le futur centre de test spatial, qui s’inscrit dans le cadre plus large du projet « Space Campus », permettra aux entreprises spécialisées de réaliser des tests sur des équipements dans des locaux spécialement aménagés au Luxembourg. Il s’inscrit dans une volonté de renforcer l’écosystème économique lié aux technologies spatiales au Luxembourg. 

Le futur « Space Campus » luxembourgeois, dédié exclusivement au secteur spatial et visant à renforcer les activités dans ce secteur économique au Luxembourg, avait été présenté en 2022. Le projet comprend des installations sur deux sites : le site de Belval pour les activités liées à la recherche, et le site de la Poudrerie de Luxembourg à Kockelscheuer pour les activités directement liées aux entreprises. C’est ce dernier qui est concerné par le projet de loi 8729, présenté ce jeudi 4 juin en Commission de l’Économie. 

 

Le centre de test spatial prévu sera doté d’équipements de pointe pour les tests spatiaux, dont des « shaker tables », des caissons à vide thermique (TVAC), une chambre acoustique réverbérante (RAC) ou des chambres pour tests de radiofréquences. Il comportera aussi des espaces de bureaux sécurisés.

 

L’État sera locataire du centre de test spatial

 

Le Ministre de l’Économie Lex Delles a répondu aux questions des députés lors de l’échange en Commission de l’Économie. Le modèle de financement du centre, qui doit répondre à des normes spécifiques, notamment de sécurité, a été expliqué.  Il sera construit par un entrepreneur et loué par l’État pour 82 millions d’euros pour une durée fixe de 9 ans (2028 – 2036), avec un droit de rachat des pouvoirs publics. Les coûts d'infrastructure et d’équipement (surfaces de test, bureaux sécurisés) s’élèveront à 47 millions d’euros.

 

Enfin, le projet s’accompagnera de la fondation d’une société anonyme (SA) dotée d’une enveloppe de financement de 66 millions d’euros pour assurer l’exploitation du centre de test. 

 

En tout, le projet de loi autorise une enveloppe de 195,5 millions d’euros. 

 

Les députés ont notamment voulu savoir pourquoi le Gouvernement avait choisi la voie de la location plutôt que la construction sur un terrain appartenant à l’État. Lex Delles a assuré aux députés qu’il s’agissait avant tout de contraintes liées à la nécessité d’avancer rapidement sur ce projet, et qu’il fallait également trouver une zone avec une position géographique centrale. De plus, la zone d’activité retenue ne permet pas de devenir propriétaire.  L’importance attachée à une mise en place rapide a été saluée par des députés de la majorité, qui ont accueilli ce projet et affirmé que le Luxembourg devait agir vite s’il voulait être à la pointe dans ce domaine. 

 

Lex Delles a encore affirmé que les aspects légaux du modèle de location choisi ont été vérifiés de façon rigoureuse par un acteur juridique externe.

 

Une véritable demande auprès des entreprises

 

Les députés ont demandé au Ministre de l’Économie si des acteurs concrets avaient manifesté leur intérêt pour ce type d’infrastructure, dans le cadre de la viabilité économique du projet. Le Ministre a assuré aux députés que des acteurs précis ont besoin de telles installations et qu’un effort comme celui-ci n’aurait pas été entrepris sans s’assurer qu’il y ait une véritable demande.

 

En réponse aux questions des députés, Lex Delles a affirmé viser fin 2027 pour l’opérationnalité du site et le début de son utilisation pour des tests spatiaux par des entreprises du secteur. 

 

Les députés ont encore interrogé le Ministre au sujet de la possibilité d’inscrire ce projet dans le cadre des efforts budgétaires de Défense que le Luxembourg doit fournir en tant que membre de l’OTAN. Lex Delles a affirmé que cette piste était en cours d’étude mais qu’il ne disposait pas encore de réponse définitive à ce sujet.

 

Le député André Bauler a été nommé rapporteur du projet de loi 8729.