Trois nouvelles spécialisations pour valoriser la formation médicale au Luxembourg

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Publié le 15.09.2026 à 20h06 Mis à jour le 15.09.2026 à 20h06

Pédiatrie, psychiatrie et psychothérapie et pédopsychiatrie et pédopsychothérapie – voici les 3 spécialisations qui devraient compléter à l’avenir la formation médicale au Luxembourg. Les membres de la Commission de l’Enseignement supérieur ont analysé ce mardi 15 septembre 2026 le projet de loi 8778 qui prévoit le cadre pour rendre la formation médicale au Luxembourg « plus attractive » et devrait porter le nombre de spécialisations à 6. D’autres devraient suivre.

La pédiatrie ainsi que la pédopsychiatrie et psychothérapie font partie des spécialisations qui devrait voir le jour dans la formation médicale au Luxembourg.

Le choix des trois nouveaux diplômes est prévu dans le programme gouvernemental et s’explique surtout par un risque de pénurie, a affirmé la Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur Stéphanie Obertin face aux députés. Près d’un tiers des pédiatres atteindront l’âge de la retraite d’ici 2030. D’ici 2034, ça sera le cas de près de 80% des psychiatres et 63% des pédopsychiatres. Les nouveaux parcours s’intègrent dans une stratégie qui vise à rendre le Luxembourg moins dépendant de ses pays voisins, a encore expliqué la ministre.

 

Le projet de loi 8778 vise ainsi à créer le cadre pour ces trois nouvelles spécialisations – un parcours académique et qui se fait en parallèle d’une formation sur le terrain. S’il est prévu que l’Uni assure la gouvernance académique, elle devrait collaborer étroitement avec le secteur hospitalier. Les étudiants devraient suivre un parcours clinique dans différents services hospitaliers, dans des structures ambulatoires, mais également dans des unités de recherche. Un séjour obligatoire é l’étranger est également prévu.

D'autres parcours de spécialisation devraient suivre

Les trois nouvelles spécialisations devraient se rajouter aux trois qui sont d’ores et déjà en place : la médecine générale, l’oncologie et la neurologie. La Ministre de l’Enseignement supérieur ne compte pas s’en arrêter là. Des discussions sont en cours pour en créer d’autres, a-t-elle confié en commission parlementaire en réponse aux questions des députés. Néanmoins, « le Luxembourg ne pourra jamais proposer toutes les spécialisations », a-t-elle encore affirmé.

 

Les bonnes relations avec les universités à l’étranger resteront donc primordiales afin d’assurer la formation des médecins qui devraient pratiquer au Luxembourg, selon Stéphanie Obertin. Plusieurs députés ont également souligné qu’il fallait soigner « l’attractivité de l’écosystème du secteur » de la santé afin d’attirer des talents ou de faire revenir au pays les étudiants luxembourgeois partis à l’étranger.

 

Valoriser davantage les stages au Luxembourg

Le deuxième objectif du projet de loi est de rendre les conditions plus avantageuses pour les médecins en voie de spécialisation en stage au Luxembourg. Le texte vise à revoir à la hausse les indemnités de stage. Cette hausse concerne tous les médecins en voie de spécialisation qui effectuent leur stage au Grand-Duché, également ceux qui font leurs études dans un établissement à l’étranger. L’impact financier sur le budget de l’État est chiffré à 12 millions en 2027 et à 22 millions d’euros en 2030.

 

Au cours des discussions, les députés se sont renseignés sur les détails pratiques des nouvelles formations prévues ainsi qu’à un rapport récent portant sur un master prévu. Ils ont demandé que ce rapport, jugé comme une brique importante de la valorisation de la formation médicale au Luxembourg, soit présenté en commission parlementaire sous peu. Les langues d’enseignement ont également attiré l’attention de plusieurs députés : les étudiants doivent prouver leur maitrise de l’allemand et du français, a expliqué Stéphanie Obertin.

Des explications sur les diplômes non valables de l'école DTMD de Wiltz

Les diplômes non valables obtenus pour des formations continues couteuses inquiètent les députés. En commission parlementaire, ils sont revenus à la situation de l’école «Digital Technologies in Medicine and Dentistry» à Wiltz, une école pas habilitée à délivrer des diplômes de bachelor et de master, selon les explications de la Ministre de l’Enseignement supérieur Stéphanie Obertin. Une dénonciation au parquet a été faite par le ministère en avril dernier après qu’une étudiante s’est manifestée, a-t-elle rapporté. Certains députés se sont montrés étonnés des délais alors que la situation aurait été connue depuis 2023.

 

La ministre a confirmé des « échanges multiples » avec l’établissement dans le but de conformer les diplômes. D’autres questions se posent pour les députés : Y-a-t-il d’autres diplômes non valables délivrés par des établissements au Luxembourg ? Comment mieux informer les étudiants ? Stéphanie Obertin préconise une approche qui consiste à communiquer plutôt sur les diplômes valables qui sont recensés sur une liste publiée par son ministère.

Revoir les discussions en commission parlementaire :