Un échange de vues sur le rôle de la Chambre dans l’approbation des traités internationaux

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Publié le 29.06.2026 à 17h31 Mis à jour le 29.06.2026 à 17h31

Le gouvernement conduit les relations extérieures d’un pays - les traités font partie de cette prérogative. Sous quelles conditions un traité international est-il approuvé par le Parlement national ? Comment la Chambre des Députés exerce-t-elle un contrôle effectif de cette action gouvernementale ?  

Une recherche de la cellule scientifique, présentée ce lundi 29 juin 2026 en commission parlementaire, analyse les règles du contrôle exercé par la Chambre des Députés. L’occasion pour les députés de se pencher sur les critères concernant l’approbation des traités par la Chambre et de poser la question de savoir s’il faudrait encadrer ce processus pour le rendre plus transparent.

Discussion sur les critères d'approbation des traités internationaux par la Chambre au sein de la Commission de Affaires étrangères

L’origine de la recherche était une question posée par le député Yves Cruchten (LSAP) dans le contexte d’un accord bilatéral de coopération en matière de sécurité entre le Luxembourg et l’Ukraine, signé en juillet 2024. L’accord n’a pas été soumis à l’approbation parlementaire. La note de recherche analyse des critères juridiques qui déterminent si un accord international est soumis à la procédure d'approbation parlementaire prévue à l'article 46 de la Constitution révisée. Il est important de souligner qu'il n'existe aucun moyen constitutionnel pour la Chambre de contester la décision du gouvernement de soumettre ou non un accord à l’approbation au Parlement. 

Voici la note de recherche :

 

Des pistes pour plus de transparence

Si le rôle de l’exécutif dans la conduite des relations internationales n'est nullement contesté, les députés se sont intéressés à deux pistes que formule la note de recherche pour renforcer la transparence du processus conventionnel. Une des pistes concerne une notification systématique de la Chambre sur les accords non soumis à l'approbation. L'idée est d'éviter de créer une opacité concernant les accords, une tendance observée par des juristes au niveau international. Une deuxième piste, inspirée du droit suisse, suggère la présence d'un guide dit « légistique » public qui permettrait de mieux comprendre sur quelle base une procédure d'approbation a été choisie.

 

La réflexion sur la traçabilité des accords a particulièrement retenue l'intérêt des membres de la Commission des Affaires étrangères. Ils comptent suggérer que cette question soit traitée par la Commission des Institutions dans le but d'examiner s'il est opportun de mieux encadrer cette transparence. Les réflexions nées de cette note de recherche devraient être menées de manière non partisane, selon les propos du Président de la commission parlementaire, le député Gusty Graas (DP). 

 

Retrouvez les travaux de la cellule scientifique de la Chambre des Députés :

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