Vers une réforme de l'examen-concours de la Fonction publique
Huit ans après la dernière grande réforme, le ministre Serge Wilmes a présenté deux projets de loi visant à moderniser l'examen-concours d'entrée à la fonction publique.
Serge Wilmes a exposé aux membres de la Commission de la Fonction publique les principaux changements prévus par cette réforme.
Une épreuve d'aptitude générale valable un an, avec des sessions plus fréquentes
Actuellement, l'épreuve d'aptitude générale est organisée deux à trois fois par an. À l'avenir, des sessions seront proposées dès qu'un poste sera disponible sur la plateforme numérique govjobs.lu, soit quasiment chaque semaine. Les candidats pourront réserver un créneau directement sur la plateforme du CGPO.
Autre nouveauté : l'épreuve d'aptitude générale ne sera désormais valide qu'un an, contre une inscription sur liste de réserve pendant cinq ans dans le système actuel. Cette disposition a suscité une question d'un député de l'opposition, qui a demandé pourquoi réduire ainsi la durée de validité. Serge Wilmes a répondu que l'expérience de terrain montre que si un candidat n'a pas été recruté dans l'année suivant sa réussite, il a peu de chances de l'être par la suite. Le ministre a également précisé que le projet de loi prévoit une disposition transitoire pour les candidats figurant actuellement sur la liste de réserve de l'État.
Des épreuves de contrôle des langues pouvant se dérouler à distance
Le projet de loi 8582 prévoit l'informatisation complète des épreuves portant sur les trois langues administratives. Grande nouveauté : les candidats auront le choix de passer ces épreuves soit au centre de recrutement du CGPO soit à distance.
Un député a soulevé la question de la prévention de la triche lors des examens à distance. Les représentants du ministère ont précisé qu'un observateur sera présent en ligne, même dans ce cas. Ils ont également rappelé que cette épreuve intervient généralement en fin de processus de recrutement, à un stade où les administrations ont déjà pu évaluer les compétences linguistiques du candidat, notamment lors de l'épreuve spéciale ou d'un entretien.
Le projet de loi introduit également un niveau de compétence linguistique unique pour chaque groupe de traitement ou d'indemnité (A, B, C) :
- niveau B2 pour la première langue ;
- niveau B1 pour la deuxième langue ;
- niveau B1 pour la troisième langue.
Suite aux critiques formulées par la Chambre des fonctionnaires et employés publics à l'égard de cette disposition et à plusieurs questions des députés, Serge Wilmes a précisé que l'administration recruteuse conserve la possibilité de tester de manière ciblée le niveau linguistique du candidat lors de l'épreuve spéciale, notamment si elle exige un niveau de compétence plus élevé.