État budgétaire : le déficit de l’administration centrale ramené à 339 millions d’euros au 30 septembre

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Publié le 05.10.2026 à 17h01 Mis à jour le 05.10.2026 à 17h01

Au 30 septembre 2026, les dépenses de l'administration centrale s'élevaient à 24,23 milliards d'euros, soit une hausse de 8,9 % par rapport à la même période en 2025. Les recettes atteignaient 23,89 milliards d'euros, en progression de 9,9 %. Le solde de l'administration centrale se situait à -339 millions d'euros contre -521 millions un an plus tôt, une amélioration de 182 millions d’euros.

Le Ministre des Finances Gilles Roth a présenté l’état budgétaire, ce lundi 5 octobre, aux députés des commissions de l’Exécution budgétaire et des Finances. Cette présentation est effectuée régulièrement et se base sur les chiffres de référence à la même période lors de l’exercice budgétaire précédent afin de permettre de comparer l’évolution du budget.

 

Le Ministre a évoqué une bonne progression totale des recettes, portée par une croissance solide.

 

Les recettes des Contributions directes progressent de 11,6 %, et s’établissent à 11,92 milliards d’euros. Les Douanes et accises sont en léger recul, -3,1 %, pour un montant de 1,81 milliard d’euros, tandis que l’Enregistrement et domaines progresse de 16,5 % et représente une recette de 6,81 milliards d’euros. 

 

Les recettes liées à l'impôt sur le revenu des collectivités augmentent de 21,4 % par rapport à la même période en 2025 pour s’établir à 3,3 milliards d’euros, une croissance venant principalement du secteur financier, selon Gilles Roth. Les recettes liées à la taxe CO₂ sont en augmentation de 20,8 % (55,7 millions d’euros de recettes totales au 30 septembre). 

 

Les recettes liées aux tabacs manufacturés et à la vente d’alcool sont en baisse, respectivement -7,1 % (1 milliard d’euros de recettes au 30 septembre) et -17,3 % (43,3 millions d’euros de recettes au 30 septembre). 

 

Une nouvelle recette figure dans les données de cette présentation, la recette liée au « Pilier 2 » de l'OCDE, qui instaure un taux d'imposition minimum effectif de 15 % pour les grands groupes d'entreprises. La recette s’élève à 238,6 millions d’euros. Les Députés ont interrogé le Ministre sur sa vision de l’évolution de cette recette à l’avenir. Gilles Roth a cependant affirmé ne pas souhaiter faire de prédictions à ce sujet.  

 

Gilles Roth a également souligné la progression de la taxe d’abonnement, qui progresse de 10,5 %, pour s’établir à 1,1 milliard d’euros (+105,9 millions d’euros). Selon Gilles Roth, cette progression est notamment liée au rôle de leader du Luxembourg dans le domaine des fonds alternatifs.

 

Côté dépenses, la rémunération des salariés, comprenant les recrutements et les progressions de carrière, s’établit à 5,73 milliards d’euros au 30 septembre 2026, ce qui représente 388 millions d’euros de plus qu’en 2025. Les transferts courants (pensions, maladies, famille, communes) s’établissent à 9,79 milliards d’euros (+589 millions d’euros) et les transferts à la sécurité sociale représentent 5,6 milliards d’euros (+343 millions d’euros). 

 

Interrogé par les députés de l’opposition sur son estimation quant à savoir si le solde de l’Administration centrale restera négatif à la fin de l’année, le Ministre des Finances a affirmé que la question du solde sera abordée dans le cadre du projet de budget 2027 et du projet de budget pluriannuel qui seront déposés à la Chambre des Députés ce mercredi 7 octobre.