Les députés se penchent sur les recettes - impôts indirects

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Publié le 08.10.2026 à 16h50 Mis à jour le 08.10.2026 à 16h50

Un bon tiers des recettes prévues pour le budget de l’État 2027 proviennent de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), des taxes sur l’activités des fonds d’investissement, des droits d’enregistrement sur les transactions immobilières ou encore des accises issues de la vente de produits du pétrole, du tabac ou de l’alcool. Lors d’une première réunion d’analyse après la présentation du projet de budget, les députés se sont penchés ce jeudi 8 octobre 2026 sur les recettes attendues issues des impôts indirects, des droits et des accises.

Une hausse prévue pour les recettes de TVA

La plus grande part provient de la TVA. Les estimations tablent sur des recettes à hauteur de 6,77 milliards d’euros, soit 8% de plus que les recettes attendues d’ici fin 2026, selon les chiffres présentés par les responsables de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA en commission parlementaire. Les députés ont également examiné la répartition des recettes de TVA par secteur pour l’année en cours : presqu’un quart provient des activités financières et d’assurance, environ 20% du commerce, quelque 15% des activités spécialisées, scientifiques et techniques et une dizaine de pourcent de la construction.

 

Une évolution positive des marchés financiers

 

Les recettes issues de la taxe sur l’activités des fonds d’investissement suivent une évolution plus positive que prévue des marchés financiers. Après une hausse de 10% attendue pour 2026, l’estimation pour 2027 table sur une nouvelle hausse de 5 % pour atteindre environ 1,6 milliard d’euros.

 

Quel déchet fiscal suite aux mesures annoncées dans le domaine du logement ?

 

Quelle est l’évolution dans le secteur de la construction et de l’immobilier ? Les députés se sont intéressés aux évolutions de ce secteur qui sont miroitées par les droits d’enregistrement. Si une baisse prononcée de 37% est attendue pour la fin de cette année, les estimations tablent sur un effet de rattrapage l’année prochaine qui pourrait engendrer une hausse des recettes de 22 %.

 

Le projet de budget présenté par le Ministre des Finances Gilles Roth ce mercredi prévoit deux mesures dans ce domaine, l’augmentation du crédit d’impôt dit « Bëllegen Akt » à 45.000 euros qui devrait engendrer une moins-value pour l’État de 19 millions d’euros. Le déchet fiscal lié à la réduction annoncée des droits d'enregistrement pour certains achats en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement), en les supprimant sur la partie déjà construite lorsque le chantier est réalisé à moins de 80 %, et ce pendant trois ans, est estimé à 9 millions d’euros, selon les informations données en commission parlementaire.

 

Quid des recettes des accises sur l’essence, le diesel et le tabac ? Plusieurs députés ont attiré l’attention sur la volonté de baisser le volume de la vente et de la consommation de ces produits tout en sauvegardant les recettes fiscales importantes qu’elle génère. 

 

Pour ce qui est de la vente de l’essence et du diesel, les tendances se confirment. Les recettes prévues pour l’essence devraient rester stable sur les années à venir (570 millions d’euros, TVA comprise) ; celles du diesel devraient baisser continuellement de 1,1 milliard d’euros en 2026 à 1,05 milliard en 2027 pour atteindre 900 millions d’euros en 2030. Le diesel vendu au Luxembourg est à 60% attribué au professionnel, en sachant que le prix pratiqué dans les pays voisins (France, Belgique) est désormais plus intéressant. Selon les responsables de l’Administration des douanes et des accises, la stagnation des recettes de l’essence s’explique par le fait que bon nombre d’automobilistes privilégient des voitures hybrides par rapport aux voitures 100% électriques. Cette tendance devrait prolonger la phase de transition.

 

Les accises sur le tabac devraient augmenter de 8% l’année prochaine. C’est ce qu’a annoncé le Ministre des Finances. Cette hausse maintient pourtant un différentiel par rapport aux prix pratiqués en Allemagne et en France, selon les explications données. Les recettes sont estimées à une somme autour d’un milliard d’euros par an d’ici 2030.