Valoriser la langue luxembourgeoise et le Zenter fir d'Lëtzebuerger Sprooch

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Publié le 23.09.2026 à 15h57 Mis à jour le 23.09.2026 à 15h57

À trois jours de la Journée de la langue luxembourgeoise, qui se tiendra le samedi 26 septembre, les députés se sont penchés sur un projet de loi apportant des adaptations ponctuelles afin de renforcer et de clarifier le cadre juridique régissant la langue luxembourgeoise et sa promotion institutionnelle.

Le Ministre Eric Thill en Commission de la Culture

Obligation pour les administrations de répondre dans la langue du requérant

 

Le projet de loi prévoit notamment de retirer de la loi sur le régime des langues la formule « dans la mesure du possible ». L'administration sera ainsi clairement tenue de répondre dans la langue choisie par le requérant, qu'il s'agisse du luxembourgeois, du français ou de l'allemand. Concrètement, un citoyen qui s'adresse à une administration de l'État en luxembourgeois devra recevoir une réponse en luxembourgeois.

 

Soucieux de savoir comment les administrations seront épaulées dans cette démarche, les députés se sont interrogés sur d'éventuelles mesures d'accompagnement. Les représentants du ministère de la Culture ont rappelé que l'INAP propose déjà une série de formations en langue luxembourgeoise, également accessibles au secteur communal. Le ministre Eric Thill a, pour sa part, mis en avant les outils numériques développés ces dernières années, tels que lod.lu, schreifmaschinn.lu ou spellchecker.lu, qui contribuent à promouvoir la langue luxembourgeoise et à en faciliter le bon usage.

Renforcer la place du ZLS

 

Le projet de loi prévoit d'intégrer le Zenter fir d'Lëtzebuerger Sprooch (ZLS) parmi les instituts culturels de l'État, en alignant son organisation sur le régime commun de ces instituts et en centralisant sa tutelle ministérielle. Ses missions seront également adaptées : ses recommandations et conseils couvriront désormais tous les aspects linguistiques, son service de traduction sera supprimé et sa mission d'organiser des expositions sur la langue luxembourgeoise et le multilinguisme sera inscrite dans la loi.

 

Un député de l'opposition a demandé pourquoi le service de traduction serait supprimé. Le ministre a expliqué qu'il ne s'agissait pas d'une mission principale du ZLS et que ce service était difficile à planifier et à assurer de manière régulière. À la suite de discussions avec le secteur privé, il a donc été décidé de laisser cette activité aux professionnels de la traduction.

 

Un autre député s'est enquis d'éventuels renforts en personnel pour le ZLS. Eric Thill a indiqué qu'au cours des dernières années, le centre a été bien doté en effectifs et dispose aujourd'hui d'une équipe engagée, ce qui le place en bonne position pour les années à venir.

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