Quelles pistes d'amélioration pour l'organisation et la gestion de l'ONA ?

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Publié le 20.04.2026 à 19h14 Mis à jour le 20.04.2026 à 19h14

A la demande de la sensibilité politique déi gréng les députés de la Commission de la Famille, compétente pour le volet de l’accueil, ont pris connaissance des résultats de l’audit sur les aspects organisationnels et financiers de l’Office national de l’accueil (ONA), ce lundi 20 avril 2026. L’audit a été commandité par le Ministère de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l'Accueil en 2024 et a été finalisé au mois de mars 2026.

© Shutterstock/ Desintegrator

Tant le nombre de lits disponibles que celui de membres du personnel de l’Office national de l’accueil (ONA) a doublé entre 2019 et 2024. Aujourd’hui les 300 agents de l’ONA encadrent 9’000 personnes dans leur quotidien. Parmi les recommandations formulées et présentées aux députés par l’Inspection générale des finances (IGF) qui a réalisé l’audit en collaboration avec KPMG figurent notamment l’élargissement des missions légales de l’ONA, l’adaptation de la gouvernance à une structure qui n’a que continué de grandir, la mise en place d’une documentation standardisée de la stratégie pluriannuelle, d’une culture de suivi à plusieurs niveaux ainsi que de procédures internes améliorées.

 

Lors de la présentation des résultats de l’audit en commission parlementaire, il a en outre été évoqué que le changement du statut juridique de l’ONA, à savoir la transformation en établissement public, pourrait entre autres faciliter les recrutements, l’adaptation des temps de travail aux besoins du terrain et l’activation plus rapide de ressources. Le Ministre Max Hahn a confirmé devant les députés que le changement du statut est en effet une piste que le Ministère veut analyser plus concrètement. Une mesure qui pourrait par ailleurs aider à alléger les processus financiers de l’ONA serait la mise en œuvre du paiement immédiat direct (PID) pour les réfugiés.

 

Certains députés se sont plus concrètement intéressés à la situation des bénéficiaires de protection internationale (BPI) qui peinent à trouver un travail et un logement et restent alors bloqués dans les structures de l’ONA alors que celles-ci sont en principe réservées aux demandeurs de protection internationale (DPI). Une députée a ainsi posé la question de savoir si la collaboration avec l’Adem a aussi été analysée dans le cadre de l’audit et s’il n’était pas judicieux de donner accès au marché du travail aux BPI même s’ils ne pouvaient au début de leur parcours que recourir à l’anglais ? Un autre député de l’opposition s’est demandé si le gouvernement prévoyait à moyen terme la construction de logement pour BPI ? Dans le cadre des discussions relatives à l'évolution du statut de l'ONA, il a été évoqué qu'une division dédiée pourrait alors être créée afin d'assurer la construction et la gestion des infrastructures.

 

Max Hahn a indiqué qu’un avant-projet de loi sur l’accueil qui a récemment été déposé auprès du conseil du gouvernement prévoit que les bénéficiaires de protection internationale puissent accéder au marché du travail après quatre mois alors qu’ils reçoivent jusqu’à présent uniquement une autorisation temporaire après six mois. Le Ministre a ajouté que le gouvernement ne prévoyait pas la construction de logement pour BPI étant donné que ceux-ci jouissent des mêmes droits que les autres résidents.

 

Regardez ci-dessous l’échange dans son intégralité :