Vos raccourcis à la Chambre
  • Suivre l'évolution d'un projet de loi
  • Trouver un député ou un document parlementaire
Suivre l'évolution d'un projet de loi
Voir les dossiers en cours

Les élections

L’introduction du suffrage universel en 1919 marque un tournant de la vie politique du Grand-Duché, après une succession de réformes du système électoral luxembourgeois



  1. De 1841 à 1848 : système majoritaire avec vote censitaire indirect
    Avant 1848, des élections au suffrage censitaire indirect renouvellent tous les trois ans la moitié de l’assemblée parlementaire. Le système électoral alors en place est un système majoritaire avec un vote censitaire à deux degrés : environ 3 % de la population votent au premier degré et une trentaine de notables par canton au deuxième degré. Une élection directe d’un député nécessite les voix d’au moins la moitié des électeurs plus une. Si ce système ne permet pas d’élire tous les députés, il y a un second tour, lors duquel une majorité relative est suffisante. La durée du mandat est de 6 ans. L’Assemblée est surtout constituée de grands propriétaires.

  2. 1848 : introduction du vote censitaire direct
    L’assemblée constituante de 1848 est élue au suffrage censitaire à deux degrés. Malgré l’ambiance révolutionnaire, elle ignore les revendications de suffrage universel formulées par les catholiques et les radicaux. Elle introduit le suffrage censitaire direct. L’établissement d’un cens modéré permet à l’électorat de s’élargir à la bourgeoise moyenne. Cependant, il comprend moins d’un quart de la population masculine en âge de voter (25 ans et plus). En 1848, la loi électorale prévoit un député sur 3500 habitants. Ainsi, 51 députés siègent à la Chambre. Après un bref rétablissement du vote censitaire indirect en 1856, le suffrage direct est définitivement adopté en 1860. Le cens étant à nouveau élevé, l’électorat est alors à son plus bas niveau. De 1857 à 1868, le nombre de députés est fixé à 31 et n’est pas fonction du nombre d’habitants.

  3. De 1868 à 1919 : abaissements successifs du cens
    En 1868, la loi électorale fixe le nombre de députés à un sur 5000 habitants. Ainsi, la Chambre de 1868 est constituée de 40 députés. La population s’accroît surtout au Sud du pays et le nombre de députés est de 53 en 1916. Des abaissements successifs du cens entraînent un accroissement de l’électorat. Avant la première guerre mondiale, presque deux tiers de la population masculine de 25 ans et plus disposent du droit de vote.

  4. 1919 : introduction du suffrage universel
    La révision de la Constitution de 1919 introduit le suffrage universel : le droit de vote n’est plus soumis au cens et est aussi reconnu aux femmes. L’âge électoral est abaissé à 21 ans. La représentation n’est plus majoritaire, mais proportionnelle, avec un scrutin de liste. Le mandat dure 6 ans, et tous les trois ans, la moitié de la Chambre est renouvelée – alternativement dans de le Sud et l’Est et le Centre et le Nord. Elle comprend un député sur 5500 habitants et cette règle de représentation parallèle à l’évolution démographique s’applique jusqu’en 1984.

  5. De 1919 à nos jours : adaptations du système électoral aux nouvelles réalités
    En 1956, une révision de la Constitution décide du renouvellement intégral de la Chambre tous les cinq ans. La révision constitutionnelle de 1988 fixe le nombre de députés à 60. En 1972, l’âge électoral est abaissé à 18 ans. Le droit de vote passif reste fixé à 21 ans. En 2003 le droit de vote passif est abaissé lui aussi à 18 ans. Le vote devient obligatoire jusqu’à 75 ans.

La Chambre de A..Z