Le vélodrome plus cher que prévu et sa gestion sera confiée à la Coque

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Publizéiert le 17.09.2026 à 16h55 Update le 17.09.2026 à 16h55

La Ministre Martine Hansen a présenté aux membres de la commission parlementaire deux projets de loi, qui prévoient d’un côté une rallonge budgétaire pour la construction du vélodrome à Mondorf, et de l’autre côté que le futur vélodrome sera géré par la Coque. 

17,8 millions supplémentaires pour la construction du vélodrome à Mondorf 

 

Martine Hansen a expliqué les principales raisons de cette augmentation de 17,8 millions d'euros, qui correspond à la hausse réelle des coûts, hors indexation — cette dernière étant déjà couverte automatiquement par le mécanisme d'indexation prévu par la loi de 2023. Cette augmentation s'explique notamment par de nouvelles exigences réglementaires apparues depuis le lancement du projet, telles que la prise en compte de la loi sur les personnes à mobilité réduite, l'augmentation du nombre de panneaux photovoltaïques ou encore la loi sur le réseau RENITA.

 

Plusieurs membres de l'opposition ont critiqué le fait que le détail des différents postes budgétaires ne figure pas dans le projet de loi, estimant qu'il est ainsi difficile de retracer les raisons exactes de cette augmentation du budget. Ils ont demandé à la Ministre des Sports que la commission parlementaire reçoive une liste détaillée des postes budgétaires à l'origine de cette hausse. Les députés ont également demandé à la Ministre de recevoir une présentation du futur complexe sportif qui hébergera notamment le vélodrome.

Le futur vélodrome sera géré par la Coque

Le projet de loi 8822 prévoit que le « Centre national sportif et culturel » soit rebaptisé « Centre national sportif » et se voie confier, outre la gestion de la Coque au Kirchberg, celle du futur vélodrome de Mondorf. Martine Hansen a expliqué que ce changement de nom reflète la vocation première du Centre : le sport, et non la culture. Suite aux questions des députés, elle a rappelé que c'est déjà le cas actuellement à la Coque, où le sport scolaire notamment a priorité sur les autres activités, telles que les concerts. Cette décision a suscité plusieurs questions de la part des députés, qui ont notamment voulu savoir si elle avait été prise en accord avec le secteur culturel.

 

La députée Liz Braz — qui avait par ailleurs demandé que ce point soit discuté en commission parlementaire — a exprimé, de manière plus générale, son incompréhension face à la politique gouvernementale en matière de sport, estimant qu'elle ne correspond plus à ce qui avait été annoncé dans l'accord de coalition. S'agissant spécifiquement du dossier du vélodrome, elle a indiqué ne pas comprendre les arguments avancés par le Gouvernement pour justifier sa décision de ne pas transformer l'Institut national des sports (INS) en une « Agence des infrastructures nationales du sport » (AINS), qui aurait été chargée de la gestion d'infrastructures sportives telles que le vélodrome. Martine Hansen a précisé qu'il s'agissait d'un choix politique visant à ne plus créer de nouveaux établissements publics. Les arguments de la députée socialiste ont été appuyés par une autre membre de l'opposition. 

 

Une autre question concernait la rentabilité économique du vélodrome et ses futures recettes. Martine Hansen et une autre députée ont tenu à rappeler qu’il ne fallait pas raisonner en termes de rentabilité économique, mais plutôt considérer ces infrastructures comme des lieux de formation sportive. Dans ce contexte, une députée a demandé si l'internat du vélodrome serait réellement utilisé à des fins sportives, et non comme hôtel, comme c'est le cas à la Coque. La Ministre a précisé que le complexe disposera de 20 chambres destinées aux sportifs, qui pourront être louées lorsqu'elles ne sont pas utilisées par des athlètes.