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Refonte totale
Le texte pour la future Constitution est prêtLes travaux sur une nouvelle Constitution sont terminés. La proposition de texte des députés est le fruit d’un consensus politique au sein de la Chambre des Députés et d’une participation de la part des citoyens.
Une refonte totaleDepuis 2005, les députés travaillent sur une refonte totale de la Constitution actuelle. L’objectif est d’adapter la loi fondamentale du Luxembourg, initialement rédigée en 1868, aux besoins d’une démocratie moderne. Ces réflexions ont été menées au sein de la Commission de la Révision constitutionnelle (dossier parlementaire 6030). Quatre députés – un représentant de chaque groupe politique - ont chapeauté les travaux en tant que co-rapporteurs : Alex Bodry (LSAP), Simone Beissel (DP), Sam Tanson (qui a remplacé Claude Adam) (déi gréng) et Léon Gloden (CSV). Il faut savoir qu'une majorité qualifiée de deux tiers des 60 députés est nécessaire lors d'un vote à la Chambre pour tout changement de la Constitution.
Les prochaines étapesLes députés ont adopté le 6 juin 2018 un rapport qui marque un point final aux réflexions en vue d’une nouvelle Constitution. Il fixe une dernière version du texte et retient l'accord politique d'une large majorité des députés. La question de savoir à quel moment un premier vote pourrait être organisé à la Chambre devra être tranché par le Parlement issu des élections du 14 octobre 2018. Le deuxième vote devrait être remplacé par un référendum.
Les citoyens impliquésÀ plusieurs reprises, les citoyens ont eu leur mot à dire.
Comment la Constitution a-t-elle évolué ?Depuis 1868, la Constitution a subi plusieurs révisions ponctuelles. Entre 1919 et aujourd’hui, les révisions de la Constitution ont souvent porté sur des droits élémentaires:
D’autres modifications touchent de près l’organisation de l’État et la réorganisation de ses organes comme le Conseil d’Etat (en 1996), la Cour des Comptes (en 1999), les établissements publics en 2004 ou les partis politiques en 2008. Depuis 2009, le Grand-Duc ne dispose plus du droit de sanctionner les lois; son rôle se limite à les promulguer. Suite au refus du souverain de signer les textes sur les soins palliatifs, l’euthanasie et l’assistance en fin de vie (devenu par la suite la loi du 16 mars 2009) cette modification constitutionnelle avait permis de sortir d’une impasse institutionnelle. |
