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A la une12 March 2021 Une étude sur la vidéosurveillance
Dans son étude de 83 pages, l’IGP (Inspection générale de la Police) a analysé l’impact de la vidéosurveillance sur la prévention de la délinquance, le déplacement de la délinquance, l’élucidation des infractions, l’activité des agents de la Police et le sentiment de sécurité des habitants de quelques quartiers de la Ville de Luxembourg. Valoriser davantage le service de vidéosurveillance dans l’organigramme de la PoliceSuite à son analyse, l’IGP formule cinq recommandations et deux suggestions à l’encontre de la Police respectivement du Ministère de la Sécurité intérieure. Ce vendredi matin, des représentants de l’IGP ont présenté les observations aux membres de la Commission de la Sécurité intérieure et de la Défense en présence du Ministre Henri Kox. Dans son étude, l’IGP revient entre autres sur la composition du service de « Visupol » où travaillent environ 10 personnes. L’IGP recommande des améliorations en ce qui concerne l’ancrage du service dans l’organigramme de la Police. Par conséquent, la fonction du Visupol devrait être davantage valorisée. L’intervention du Visupol se distingue par deux types: le flagrant délit et le retraçage d’une infraction. Entre 2014 et 2020, les arrestations en flagrant délit sont en chute libre, selon les responsables de l’inspection. En outre, l’IGP suggère que pour tout nouveau lieu à placer sous vidéosurveillance, une commission regroupant les différentes instances concernées par la demande de placement sous vidéosurveillance devrait être consultée. Pas de déplacement des infractions observéUn constat majeur de l’IGP est que le déplacement des infractions, souvent suggéré dans les discussions autour du dossier de vidéosurveillance, n’a pas lieu. Actuellement, 98 caméras sont installées à Luxembourg-Ville, dont 43 caméras dômes et 55 caméras fixes.
Le sentiment de sécurité des habitants de trois quartiersUn autre volet de l’étude concerne le sentiment de sécurité des habitants de trois quartiers (Bonnevoie, Gare et Limpertsberg). Pour mieux appréhender la perception subjective des habitants, TNS Ilres a mené une enquête à laquelle 1.933 personnes ont participé. Les observations faites : la majorité des personnes est favorable à l’extension de la vidéosurveillance, mais la considère comme faisant partie d’un concept général. En outre, le sentiment de sécurité dépend du quartier en question et de l’heure du jour à laquelle les personnes circulent. Les députés avaient discuté la veille dans le cadre d’une heure d’actualité sur l’organisation de la sécurité publique. Un échange le 25 mars 2021
Dans les prochaines semaines, les députés étudieront en détail l’analyse l’IGP pour poser leurs questions le 25 mars 2021. Le Ministre de la Sécurité intérieure Henri Kox, les responsables de l’IGP et de TNS-Ilres participeront également à cette réunion. Parallèlement, les députés sont en train de travailler sur le projet de loi 7498 visant à conférer au dispositif de vidéosurveillance policière un cadre légal. |
