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A la une26 March 2020 Covid-19 : 300 millions pour les PME
Réunion jointe des commissions de l'Economie / des Classes moyennes et Tourisme
Comment soutenir « rapidement et sans lourdeur bureaucratique » les petites et moyennes entreprises qui subissent la crise sanitaire actuelle ? Le Ministre des Classes moyennes Lex Delles et le Ministre de l'Économie Franz Fayot étaient à la Chambre pour présenter aux députés leur solution à cette question. Le projet de loi 7532 prévoit un régime d'aides en faveur des PME qui subissent des difficultés financières temporaires liées à la crise du COVID-19. Une aide de 500 000 euros maximum par entreprise est prévue pour faire face à la situation. L’attribution d’une telle enveloppe est néanmoins soumise à plusieurs conditions :
Certains secteurs, comme celui de l’agriculture, sont exclus de ces aides car ils relèvent d’autres régimes spécifiques. Pour les membres du gouvernement, cette mesure fait partie d’un ensemble qui doit permettre à l’économie de rebondir après la crise. Pourquoi pas 800 000 euros ?Des membres de l’opposition ont suggéré d’élever le montant maximal des aides accordables de 500 000 euros à 800 000 euros, plafond fixé par la Commission européenne pour les aides sous forme de subventions directes, d'avantages fiscaux sélectifs et d'avances remboursables dans le cadre de la crise du Covid-19.
Lex Delles s’est montré réticent à revenir sur le plafonnement de l’aide, arguant qu’une modification des textes existants à ce stade entraînerait un délai supplémentaire et que la situation était urgente. En ce qui concerne le plan de redressement, le Ministre a insisté sur le fait qu’il s’agirait d’un document peu complexe, dont l’intérêt est de montrer que l’entreprise a mené une réflexion sur sa situation. Les députés ont abordé plusieurs questions liées à la nature des entreprises concernées. Une startup peut par exemple opérer avec un déficit pendant plusieurs années après sa création tout en intégrant cette situation dans sa stratégie initiale. Cela la rendrait-elle inéligible pour une aide ? Les députés ont également souligné que les entreprises seraient touchées différemment : un restaurateur ne récupérera jamais le manque à gagner lié à la période d’inactivité actuelle, tandis ce qu’une entreprise de construction reprendrait son carnet de commandes après la crise. D’où la question de savoir si des aides non remboursables ne seraient pas envisageables dans certains cas. Carole Hartmann a été désignée rapportrice du projet de loi. Les députés devraient passer au vote sur le rapport en début de semaine prochaine. Le vote en séance plénière devrait également avoir lieu la semaine prochaine.
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