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A la une14 October 2020 Un budget "pour une année pas comme une autre"
P.Gramegna a présenté les grandes lignes du budget 2021 aux députés et à la presse.
« Cette année n’est pas une année commune et 2021 ne sera pas non plus une année normale », a d’emblée affirmé le Ministre des Finances ce mercredi 14 octobre lors du dépôt du projet de budget pour l’année 2021 au Cercle municipal. Pierre Gramegna a déposé symboliquement une carte entre les mains du député François Benoy (déi gréng), désigné pour coordonner les travaux législatifs autour du budget. Un budget qui montre à quel point « un virus invisible peut tout remettre en question». Le « budget » se compose de deux textes : le projet de loi concernant le budget des recettes et des dépenses de l’État pour l’exercice 2021 porte le numéro 7666 ; le numéro 7667 a été attribué à celui relatif à la programmation financière pluriannuelle pour la période 2020-2024. Retrouvez la vidéo de la présentation ainsi que quelques photos. Chiffres clé du budget 2021Le budget pour 2021 prévoit des dépenses et des recettes suivantes :
Ces chiffres devraient mener à un déficit de l’administration centrale de 2,5 milliards d’euros en 2021, soit 3,9% du PIB. Pour 2020, un déficit exceptionnel de 5 milliards d’euros, soit 8,6% du PIB. Au niveau des communes, un déficit de 213 millions d’euros est prévu pour 2020 et un plus de 2 millions d’euros pour 2021. La sécurité sociale devrait continuer à afficher un solde positif avec 755 millions d’euros en 2021. Au total, un déficit de 1,8 milliard d’euros, soit 2,7% du PIB, est prévu pour l’administration publique, soit l’ensemble des trois éléments : l’administration centrale, les communes et la sécurité sociale. Pour 2020, le déficit devrait atteindre 4,4 milliards d’euros, soit 7,4% du PIB. Ces chiffres se basent sur le contexte économique dessiné par le Statec qui prévoit une baisse de 6% du PIB (-8% pour la zone euro) pour 2020 et une hausse de 7% (+6% pour la zone euro) en 2021. Il s’agit d’une reprise dite « mécanique » qui annule toute croissance sur une période de deux ans. Malgré un manque de visibilité pour les années d’après, le gouvernement vise à garder le déficit des années 2021 à 2024 sous la marque des 3% du PIB, fixée par le pacte européen de stabilité. La dette en hausseLa dette de l’État devrait évoluer à la hausse. Si elle était de 12 milliards d’euros (19,4% du PIB) en 2019, elle devrait atteindre 16,2 milliards d’euros (27,4% du PIB) en 2020, y compris les trois milliards d’euros extraordinaires prévus pour le financement des mesures covid. En 2021, la dette est chiffrée à 18,9 milliards d’euros, soit 29,4% du PIB. Son niveau s’approche dont de la marque des 30% du PIB, prévue comme une limite par le gouvernement. Pierre Gramegna a souligné qu’il était difficile de présenter un budget équilibré en temps de crise. Les investissements en hausseLe budget se comprend sur fonds de crise pandémique et climatique, a expliqué le ministre des Finances aux députés. «Ce n’est pas le moment pour ni pour une réforme fiscale globale, ni pour des allègements fiscaux, ni pour introduire de nouveaux impôts », a dit Pierre Gramgena. Il a exposé les priorités du gouvernement qui s’articulent autour de cinq axes :
Les investissements devraient atteindre 2,8 milliards d’euros en 2021, soit 4,3% du PIB (la moyenne de 2015 à 2019 était de 3,7% du PIB). Sous le thème de la solidarité, le gouvernement prévoit notamment une dotation en hausse de 105 millions d’euros pour le fonds pour l’emploi qui devrait atteindre un montant total d’un milliard d’euros (2019 : 711 milliards d0’euros). Pierre Gramegna a également détaillé les mesures annoncées concernant l’imposition des FIS et des share deals. Les mesures fiscales pour des rénovations énergétiquesPour ce qui est du logement, les crédits du ministère devrait augmenter de 11% pour atteindre 263 millions d’euros. Une mesure fiscale (une baisse du taux d’amortissement accéléré de 6% à 5%) pour les immeubles vise à limiter la spéculation. D’autres mesures visent les rénovations et l’assainissement énergétique, dont un taux d’amortissement pour rénovations à hauteur de 6% pour une période de 10 ans, le taux de TVA super-réduit de 3% s’appliquera pendant dix ans pour des travaux de rénovations des bâtiments qui ont 10 ans (et non 20 ans comme aujourd’hui). Un régime fiscal plus intéressant est prévu pour l’installation de panneaux photovoltaïques. L’essence et le diesel plus cher, l’allocation de vie chère et le crédit d’impôt en hausseLe carburant deviendra plus cher suite à l’introduction d’une taxe CO2 (qui augmente graduellement ces prochaines années). Le litre d’essence et de diesel devrait coûter 5 centimes de plus. Le gouvernement prévoit de compenser cette augmentation par une hausse du crédit d’impôt pour les salariés, pensionnées, indépendants et chômeurs de 96 euros. L’allocation de vie chère augmentera de 10%. Taxe d’abonnement, stock options et nouvelles primesDans le but de promouvoir des investissements durables, la taxe d’abonnement pour les fonds d’investissements sera réduite pour ces derniers. En 2021, le régime des stock options sera aboli, comme prévu dans le programme gouvernemental, et de nouvelles primes verront le jour pour attirer des personnes hautement qualifiées. Pour ce qui est de l’emploi à l’État, le gouvernement compte renforcer la fonction publique par le recrutement d’un millier d’agents. La procédure du budgetSuite à la présentation des grandes lignes, le projet de budget et la programmation financière pluriannuelle 2020-2024 seront débattus en commission des Finances et du Budget mardi prochain. Toutes les commissions parlementaires se pencheront également en détail sur le budget des domaines les concernant. Un vote en séance plénière est prévu avant les vacances de Noël. Une entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2021. |
